« On y va ensemble... pour la région... et notre avenir commun à bâtir » Notre stratégie d’information débute
7 octobre 2004
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Consoeurs, confrères,

Ca y est ! Le Syndicat national des employés de l’aluminium d’Arvida a lancé sa stratégie d’information dans le dossier de l’avenir du Complexe Jonquière.

Cette stratégie fait suite au mandat de discussion avec Alcan que vous nous avez donné les 21 et 22 septembre derniers lors des assemblées générales spéciales. Ces discussions se déroulent dans le cadre du « processus structuré » proposé par Alcan. Notre objectif est de garder toutes les usines en marche et tout notre monde au travail. De plus, nous n’avons pas renoncé à convaincre Alcan de respecter son engagement de construire une usine de remplacement à Jonquière et nous comptons bien le rappeler régulièrement lors du processus en cours.

Un combat régional

Le message que nous voulons transmettre à la population est clair : la mobilisation que nous enclenchons pour conserver les usines ouvertes et nos emplois dépassent largement nos seuls intérêts. Elle concerne aussi tous les leaders du Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’ensemble de la population puisque le véritable enjeu est aussi l’avenir de cette région. Nous lançons donc un appel à la mobilisation régionale derrière le SNEAA, une mobilisation de la même ampleur que celle que nous avons menée entre 1994 et 1998 et qui a permis de sauver l’usine Vaudreuil, alors condamnée à la fermeture sans appel par Alcan.

Il faut bien comprendre qu’actuellement nous sommes à la phase I du processus structuré soumis par Alcan. Cette phase prévoit la documentation de la situation actuelle et l’identification de scénarios potentiels. Nous avons l’intention de prendre notre rôle au sérieux et c’est pourquoi nous avons commencé à faire réaliser diverses études et analyses pour avoir un portrait réel de ce qui se passe. Il n’est pas question de croire aveuglément les données soumises par Alcan où l’on nous brosse un portrait plutôt sombre de la situation économique régionale.

Nous allons recourir à nos propres expertises et ressources afin de bien documenter la situation pour que tout le monde, à commencer par nos membres et la population, sans oublier Alcan, ait une juste image de ce qui se passe.

Le comité exécutif du SNEAA

 

Nos salaires sont parmi les plus compétitifs au monde

Consoeurs, confrères,

Nos premières analyses économiques, réalisées par Roger Boivin, vice-président, recherche et développement des affaires chez Jacques Choquette Communications, révèlent déjà des données très intéressantes et significatives.

En fait, contrairement à ce qu’on veut trop souvent nous faire croire, les coûts énergétiques peu élevés ne sont pas les seuls avantages économiques dont bénéficie Alcan au Saguenay–Lac-Saint-Jean. Un autre atout important dont la multinationale profite sont les coûts de la main-d’oeuvre qui se situent parmi les plus bas à travers le monde.

La région en position avantageuse
Cette conclusion ressort d’études menées en 2002 et en 2004 par la firme internationale KPMG qui réalise à tous les deux ans un guide à l’intention des grands patrons sur les coûts des entreprises à l’échelle internationale. Ce guide s’intitule « Choix concurrentiels ».

Le Saguenay–Lac-Saint-Jean a participé à l’étude en 2002 et en 2004.

En 2002, Saguenay s’était classée au premier rang sur 115 villes à travers le monde comme étant la ville présentant les coûts d’implantation et d’opération industrielles les plus avantageux pour les entreprises. Deux ans plus tard, en 2004, la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean s’est fait dire à nouveau la même bonne nouvelle alors que cette fois-ci c’était au tour d’Alma de terminer au second rang sur 121 villes étudiées.

Mais ce n’est pas tout. Lorsqu’on évalue les coûts de la main-d’oeuvre selon le salaire annuel payé dans les secteurs du métal, des produits chimiques et le coût moyen de la main-d’oeuvre pour 12 secteurs d’activités, on constate que c’est au Saguenay–Lac-Saint-Jean que les salaires sont parmi les moins élevés. Nos salaires sont les plus bas au Québec, largement inférieurs à la moyenne canadienne et parmi les plus avantageux au monde.

La firme KPMG analyse la situation de plus d’une centaine de villes à travers le monde en les évaluant selon 12 secteurs industriels sur une base entièrement comparable.

 

Le président d’Alcan parmi les plus hauts salariés

S’il y a quelqu’un qui est payé trop cher chez Alcan, ce ne sont certainement pas les travailleurs. En fait, il faudrait plutôt regarder du côté du président d’Alcan, Travis Engen, qui a touché une rémunération globale de 16,5 millions de dollars en 2003.

Le salaire du président d’Alcan a été dévoilé la semaine dernière à la suite d’une étude effectuée par la firme Mercer Consultation en ressources humaines auprès des soixante plus grandes entreprises canadiennes. Cette étude nous apprend que Travis Engen reçoit une rémunération qui est quatre fois plus élevée que la moyenne, qui se situe autour de 4,5 millions de dollars.

Il suffirait que les administrateurs d’Alcan ramènent la rémunération globale de leur président à la rémunération moyenne de 4,5 millions de dollars pour que l’entreprise récupère par le fait même le déficit annuel de l’usine Vaudreuil, évalué par Alcan à une douzaine de millions de dollars. Le président d’Alcan continuerait de recevoir un salaire de millionnaire et on consoliderait par le fait même les salaires des 1 200 travailleurs de Vaudreuil.

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